Sept ans après le tsunami de mars 2011, le long travail de
démantèlement se poursuit à la centrale nucléaire Fukushima Daiichi, et
une étape importante doit débuter cette année, avec le début de
l'enlèvement du combustible usé d'un des réacteurs.
Premier enlèvement du combustible
Les coeurs des réacteurs 1 à 3 ont fondu au moment de l'accident et
doivent être refroidis en permanence. L'exploitant Tepco est toujours en
train d'essayer de localiser précisément le combustible fondu et les
débris de combustible qui se sont dispersés dans les réacteurs, pour
ensuite mettre en oeuvre les conditions nécessaires pour les extraire.
Mais la société a dit pouvoir entamer "au milieu de l'année
budgétaire 2018" les travaux d'enlèvement du combustible, au sein de
l'unité 3. La construction d'un toit au-dessus de la piscine de stockage
a été achevée fin février, pour éviter les fuites de radioactivité
pendant la manipulation de ces débris.
Cette opération, la plus délicate et la plus longue dans le processus
de démantèlement de la centrale qui ne s'achèvera pas
avant 30 ou 40 ans, n'est prévue qu'à partir de 2023 pour les
unités 1 et 2.
Actuellement, des missions d'observation à l'aide de robots
télécommandés sont menées pour en retirer des décombres et observer
l'intérieur des réacteurs.
La famille et les fans de Cloclo réunis pour une messe
Eglise
Notre-Dame d’Auteuil (Paris XVIe), hier. De g. à d. : certains des
petits-enfants de Cloclo, la mère de Claude François Jr avec ce dernier,
Nena, une cousine du chanteur, et Vline Buggy, sa parolière favorite. LP/AS BARIOULET
Son
fils Claude François Jr, ses petits-enfants, des Clodettes mais aussi
quelque 400 fans se sont réunis pour une messe en hommage à Cloclo.
Rarement
on aura vu, lors d'une cérémonie religieuse, autant de flashs crépiter
et de smartphones se dresser. Il régnait une ambiance assez étonnante
samedi dans la petite église Notre-Dame d'Auteuil, nichée dans le XVIe arrondissement de Paris. Une cérémonie en hommage à Claude François, décédé le 11 mars 1978, était organisée. Quarante ans plus tard, la popularité du chanteur n'a pas pris une ride.
Autour
de son fils aîné, Claude François Jr, accompagné de sa mère, Isabelle
Forêt, et de quatre de ses cinq enfants, tous blonds comme leur
grand-père, quelque 400 fans s'étaient donné rendez-vous auprès de leur
idole. Beaucoup de proches du chanteur étaient là également. Des
ex-Clodettes mais aussi Didier Barbelivien ou Vline Buggy, la parolière
fétiche de Cloclo à qui l'on doit « Belles ! Belles ! Belles ! », « Si
j'avais un marteau » ou encore « Marche tout droit ».
Un « ouvrier du cœur »
La
cérémonie a été célébrée par le père Luc Reydel, l'aumônier des
artistes, et c'est Martine Keusseyan, secrétaire du seul fan-club
officiel du chanteur, qui a pris la parole au nom des fans, devant un
portrait en noir et blanc du chanteur les yeux fermés. Claude François,
ce fut « seize ans de bonheur et d'amour. Toute sa vie, il a cherché à
donner de la tendresse. C'était un ouvrier du coeur ».
A
l'issue de la cérémonie, l'assistance reprend en choeur « Un jardin
dans mon coeur ». Puis, comme le permet une tradition réservée aux
artistes, la foule a ensuite très longuement applaudi dans l'église...
Eglise
Notre-Dame d’Auteuil (Paris XVIe), hier. Les fans se sont recueilis
autour du portrait du chanteur et ont repris à l’unisson un de ses
titres, « Un jardin dans mon coeur ». (LP/Lucas Barioulet)
Visiblement
ému, le fils aîné du chanteur, âgé de 49 ans, n'a pas caché que
quarante ans après, cette postérité le surprenait. « Claude François a
pris une place dans le coeur des fans, et c'est très touchant. La force
du répertoire fait que toutes les générations sont concernées. Si mon
père n'est pas un Prix Nobel, c'est quelqu'un qui a fait du bien »,
poursuit-il. Didier Barbelivien estime « cette postérité méritée. Claude
François avait une avance sur son temps. 80 % de sa discographie a
encore un son actuel. »
« Joyeux, solaire, gentil et très drôle »
Un
avis partagé par de nombreux fans à l'instar de Stéphanie, 57 ans,
assistante maternelle à Bondy (Seine-Saint-Denis), qui avoue « avoir
gardé son âme de midinette en écoutant Claude François tous les jours
depuis bientôt cinquante ans ! » « C'est tout simplement le plus grand
chanteur français ! Vous ne pouvez pas aller à une soirée dansante sans
que l'on vous passe un de ses tubes ! Claude n'a pas eu d'hommage
national lui, mais c'était un homme bien. Il n'a pas déshérité ses
enfants ! »
Sur le parvis, l'ancien entourage du chanteur, ingénieurs du son, musiciens et Clodettes bavardent.
« On a tous vécu des moments incroyables avec Claude », raconte,
souriante et émue, Solange qui fut sa première Clodette. « Il était
joyeux, solaire, gentil et très drôle », insiste Dani, une autre de ses
danseuses. « Bien sûr, il était exigeant avec nous, mais comme il
l'était avec lui, poursuit Ketty, qui fut six ans Clodette. Vous croyez
vraiment qu'on serait là, si nombreux, s'il avait été un personnage
odieux ? »
C'est la
découverte macabre du jour : un sac renfermant 27 paires de mains
humaines a été trouvé le long du fleuve Amour, près de la frontière
entre la Sibérie et la Chine. Problème : leur origine est un totale
énigme.
On ne sait ni à qui elles appartiennent, ni comment
elles se sont retrouvées là. Un mystérieux sac contenant très exactement
54 mains, soit 27 paires, a été découvert en Sibérie, non loin de la
ville de Khabarovsk. VOIR AUSSI : On a découvert des grosses boules en pierre en Sibérie, mais c'est loin d'être la première fois
Repérée par le Siberian Times
le jeudi 8 mars, l'affaire a commencé par la "simple" découverte d'une
main par un autochtone le long du fleuve Amour. L'homme a donc alerté la
police locale, qui a rapidement repéré non loin du membre sectionné le
sac contenant les 53 autres.
Très bien conservées – très certainement grâce au froid qui règne
dans la région –, les mains coupées sont actuellement examinées par les
enquêteurs afin de éterminer à qui elles pourraient appartenir. Les
habitants des environs n'ont quant à eux "rien remarqué de
particulier" qui aurait pu mettre les policiers sur une piste, rapporte
le Siberian Times.
Le tas de mains découvertes en Sibérie.
The Siberian Times
Des déchêts médicaux à promixité
Si les autorités ignorent toujours les raisons d'un tel acte et
l'identité des "propriétaires" des mains, et plusieurs théories ont été
avancées : les mains ont pu être coupées en guise de punition pour un
vol, bien qu'un vol impliquant près de 30 personnes aurait de quoi
surprendre ; pour des raisons d'ordres médicales – celles-ci ont pu par
exemple être prélevées sur des cadavres et destinées à la formation
d'étudiants en médecine. Par ailleurs, des bandages médicaux et des
surchaussures jetables, comme celles que l'on utilise dans les
hôpitaux, ont été localisées non loin des restes humains.
Nous avons contacté de notre côté une anthropologue spécialisée dans
les rites religieux dans la région arctique, qui fut catégorique :
impossible d'y faire un lien avec une quelconque pratique religieuse
connue. Nous avons également tenter d'interroger un expert des réseaux
mafieux de cette région, sans réponse pour l'instant. Nous complèterons
cet article si le mystère parvient à être éclairci.
Grève
du métro et des trains, piquets devant les grands magasins,
présentatrices-vedettes absentes des médias : l'Espagne s'est mobilisée
pour les droits des femmes jeudi, avec une grève générale « féministe »
sans précédent dans le pays.
L'appel
de syndicats et d'organisations féministes, à l'occasion de la journée
internationale des droits des femmes, a pour but de défendre l'égalité
salariale et de dénoncer le harcèlement ou la violence contre les
femmes.
La mobilisation a démarré mercredi à minuit par des
concerts de casseroles dans le centre de Madrid, mais la principale
manifestation était annoncée pour jeudi soir.
Les deux principaux
syndicats espagnols, UGT et CCOO, ont appelé à un arrêt de travail de
deux heures, observé selon leurs estimations par 5,3 millions de
personnes à travers le pays.
Dix autres syndicats avaient appelé à une grève toute la journée, inspirée d'un mouvement similaire en Islande en 1975.
La
radio la plus écoutée par les Espagnols, la Cadena Ser, avait perdu ses
voix féminines. Les stars des émissions matinales de télévision étaient
aux abonnés absents. Et les femmes journalistes désertaient la
rédaction du premier quotidien espagnol, El Pais.
Près de
300 trains ont été annulés et des rassemblements se sont formés dans
une multitude de villes pendant l'arrêt de travail à la mi-journée.
Paula Biempica, employée de banque de 39 ans rencontrée par l'AFP à Madrid, disait faire grève pour la première fois de sa vie.
« Beaucoup
d'entre nous avons renoncé à des promotions pour nous consacrer à la
maison et à la famille », disait cette mère avec quatre enfants à
charge, reprochant au monde de l'entreprise de ne toujours pas permettre
de concilier maternité et travail.
« Je suis asphyxiée »,
affirmait Eva Ferrero, 48 ans, disant assurer un travail à temps partiel
de femme de ménage payé 700 euros mensuels [environ 1100 $ CA] et
passer le reste de sa journée à s'occuper de sa mère malade et de ses
deux enfants.
Elle manifestait face à une grande enseigne
commerciale de l'avenue Gran Via, où les grévistes appelaient
exceptionnellement à ne pas consommer, afin de ne pas obliger vendeuses
et caissières à travailler.
Des femmes employées à domicile, ne
pouvant délaisser les personnes âgées et les enfants dont elles
s'occupent, avaient prévu d'accrocher symboliquement des tabliers aux
balcons.
Des milliers de femmes rassemblées à Bilbao utilisent leurs mains pour
former des triangles, symbole du sexe féminin. Photo : Reuters/Vincent
West
À Barcelone, Amira Malainne, étudiante de 23 ans
coiffée d'un hijab violet - la couleur de la cause féministe en Espagne
-, affirmait avoir « plus de raisons de quiconque d'être ici. Nous
subissons une triple discrimination: parce que nous sommes des femmes
d'origine étrangère et musulmanes ».
L'Espagne est cependant
pionnière dans la lutte contre les violences faites aux femmes, s'étant
dotée dès 2004 d'une loi spécifique, présentée comme un « modèle » par
le Conseil de l'Europe.
En Espagne, les femmes sont payées en
moyenne 14,2 % de moins que les hommes, un peu mieux que la moyenne
européenne (16,2 %) selon Eurostat.
Des progrès qui restent insuffisants
Selon
la Fondation des études d'économie appliquée, l'écart salarial entre
les hommes et les femmes s'est réduit de 33 % en Espagne depuis 2002.
Les syndicats espagnols soulignent toutefois que les femmes occupent
toujours 62 % des contrats de travail à durée déterminée et 74 % des
emplois à temps partiel.
« Il reste encore beaucoup de travail à
faire : les femmes ont les retraites les plus faibles, les emplois les
plus précaires, elles réalisent encore l'essentiel des travaux
domestiques, sont trop souvent questionnées quand elles portent plainte
pour viol, et près de 1000 ont été assassinées en 14 ans », affirme Ruth
Caravantes, de la commission 8M.
Ce regroupement d'organisations
féministes est à l'origine du manifeste d'appel à la grève, qui propose
de « stopper le monde » pour exiger « l'égalité des droits et des
conditions de vie ».
Source : Le Monde
Mais
des débats passionnés s'y tiennent depuis des semaines, alimentés
notamment par les déclarations de deux femmes ministres en faveur d'une
« grève du zèle », qui a scandalisé la gauche.
Le chef du
gouvernement, le conservateur Mariano Rajoy, s'est démarqué de leurs
propos. « La journée d'aujourd'hui sert à lancer un débat et à nous
faire, à tous, prendre conscience », a-t-il déclaré jeudi devant des
membres de son parti, un ruban violet attaché à sa veste.
La
présidente conservatrice du Congrès des députés Ana Pastor a aussi
défendu le droit de grève. « Il y a des hommes qui continuent à penser
que les femmes étendent mieux le linge », disait-elle jeudi.
La
numéro deux du gouvernement Soraya Saenz de Santamaria a assuré qu'il
restait « encore bien des choses à changer, car même les
vice-présidentes du gouvernement doivent subir des comportements
machistes inacceptables ».
Le mouvement est aussi suivi par des
actrices célèbres comme Penelope Cruz ou Rossy de Palma, égéries du
cinéaste Pedro Almodovar qui, de film en film, a rendu hommage aux
femmes espagnoles.
Penelope Cruz a annulé sa participation à
divers événements et a annoncé qu'elle laisserait son compagnon,
l'acteur Javier Bardem, s'occuper de leurs enfants.
« Si les femmes baissaient les bras, le ciel nous tomberait sur la tête », a écrit Rossy de Palma sur Instagram.
Adolescent de 19
ans à l’époque, Sam Ballard, un jeune rugbyman australien, est devenu
tétraplégique après avoir avalé une limace pour honorer un pari stupide
entre amis.
Malheureusement, cette banale limace de jardin contenait un parasite appelé Angiostrongylus cantonensis, dont l’hôte habituel est le rat. Les limaces se contaminent en ingérant les excréments des rongeurs.
Le plus souvent, les personnes infectées par le parasite n'ont pas de
problème. Exceptionnellement, une personne contaminée peut contracter
une méningo-encéphalite, une grave infection qui touche les méninges,
mais aussi le cerveau. C’est le cas de Sam, qui est tombé dans un coma
et celui-ci a duré 420 jours.
Tétraplégie irréversible
A son réveil, le jeune homme est tétraplégique, les séquelles
neurologiques liées aux atteintes du cerveau sont irréversibles… Il
passe 3 ans à l’hôpital, ses soins sont financés par le régime national
d’assurance invalidité, le NDIS, à hauteur de 492 000 $ (environ 397 216
€). Aujourd'hui, le jeune homme à 28 ans et est totalement dépendant :
il doit être nourris par sonde gastrique, il fait des crises
d'épilepsie, sa température corporelle est complètement dérégulée et il
demeure paralysé dans un fauteuil roulant... le régime d'assurance a
décidé en septembre dernier de réduire l’allocation de Sam à 135 000 $
(environ 108 973 €).
Depuis les proches de Sam tentent de s’organiser pour obtenir des soutiens.
Le parasite en question : Angiostrongylus cantonensis
L’ingestion du parasite Angiostrongylus cantonensis par
l’homme peut exceptionnellement provoquer une méningo-encéphalite avec
paralysie des nerfs crâniens. L’incubation dure 2 à 3 semaines.
Il n’existe pas de traitement, l’évolution est habituellement
favorable en quelques semaines. Ce parasite se transmet par voie
digestive, c’est une "zoonose" dont le réservoir est constitué par les
crustacés, les escargots, les limaces.
Les rats hébergent une forme du parasite qui est normalement
non-infestante pour l’homme. Ce dernier peut se contaminer via des
aliments ou de l’eau contaminés, par ingestion d’escargots, de limaces
ou de crustacés parasités, ainsi que par des plantes (salade). Les cas sont généralement localisés en Afrique, Asie et Océanie.