le mystère de "la martyre de l'A10" enfin résolu


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31 ans après, le mystère de "la martyre de l'A10" enfin résolu

 

Par Pierre de Cossette, édité par Romain David

INFO EUROPE 1Sa petite tombe blanche, à quelques kilomètres du château de Chambord, est souvent fleurie par des anonymes. Elle est surmontée d’une tête d’ange et d’une stèle, sur laquelle figure l’inscription : "À la mémoire de la petite inconnue de l’A10". Selon les informations d'Europe 1, les enquêteurs pensent enfin avoir trouvé le nom de celle que l'on a surnommé "la martyre de l'A10", Inass. Ses parents devraient être mis en examen, jeudi.

30 ans d’anonymat

Le 11 août 1987, des agents d'entretien de l'autoroute découvrent dans un fossé, entourée d’une couverture, la dépouille d'une fillette aux boucles brunes. Elle est habillée d'un short et d'un t-shirt, avec une robe de chambre à carreaux bleus et blancs, mais porte surtout d'innombrables traces de violences : brûlures, morsures et fractures non consolidées. D’après les médecins légistes, la victime, âgée de 3 à 5 ans, est décédée depuis quelques heures seulement.
Les jours passent, personne ne signale sa disparition. Les gendarmes diffusent un portrait-robot – le visage de la fillette est si abîmé qu’il est inenvisageable de le montrer. Plus de 60.000 écoles maternelles sont consultées, sans succès. En 1993, l’affaire est même au sommaire de l'émission  Témoin numéro un, sur TF1. En 2012, la justice lance un nouvel appel à témoin, comptant sur les remords d'un membre de la famille ou sur un témoin qui, à l'époque des faits, n'aurait pas fait le lien avec la disparition.

Coup de pouce du destin

Sur la couverture, des prélèvements ADN ont permis de recueillir plusieurs empreintes génétiques, dont celles identifiées comme appartenant à des membres de la famille, notamment les parents. Et c’est de la science que va venir la solution. Fin 2016, un homme est arrêté dans une affaire banale ; son ADN est confronté automatiquement à la base des empreintes génétiques inconnues, et il "matche". Il s’agit selon toute vraisemblance d’un frère de la fillette. Après avoir pris le temps, les gendarmes de la section de recherches d’Orléans ont fini par retrouver les parents, aujourd'hui sexagénaires. Ils les ont interpellés dans l'Aisne et en région parisienne, mardi.
Au cours de leur garde à vue, de nouvelles comparaisons ADN ont conforté la certitude des enquêteurs, qui ont pu les interroger sur ce qu’il s’est produit, à l’été 1987. Parmi une fratrie de sept enfants, le couple a bien eu une petite fille en 1983, qui a ensuite disparu de la situation. L'enfant, prénommée Inass, serait donc morte à l'âge de quatre ans. Ce jeudi, les parents de la petite "martyre de l’A10" doivent être présentés au juge d’instruction de Blois en vue de leur mise en examen.

Emmanuel Macron annonce la naturalisation du sans-papiers Malien qui a sauvé un enfant du vide


 
Son acte spontané, filmé, a été vu des millions de fois sur les réseaux sociaux où son geste spectaculaire était célébré. En quelques secondes, Mamoudou Gassama a escaladé la façade d’un immeuble parisien pour sauver un enfant suspendu dans le vide au 4e étage. Diffusée sur les réseaux sociaux, la vidéo est rapidement devenue virale, avec déjà plus de quatre millions de vues dimanche en fin de journée.
Reçu ce lundi matin à l'Elysée par Emmanuel Macron, Mamoudou Gassama va être naturalisé français et devrait intégrer le service civique des sapeurs-pompiers. «Tous les papiers vont être régularisés», lui a assuré le chef de l’Etat lors d’un échange, diffusé sur sa page Facebook. Le président de la République lui a également proposé d’entamer les démarches en vue d’une naturalisation, ce que Mamoudou Gassama a accepté.

«Geste héroïque»

Les politiques se sont empressés de louer le courage de celui que l'on a vite surnommé «l’homme-araignée». La maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, s’est entretenue avec lui au téléphone. «Il m’a expliqué être arrivé du Mali il y a quelques mois en rêvant de construire sa vie ici. Je lui ai répondu que son geste héroïque est un exemple pour tous les citoyens et que la Ville de Paris aura évidemment à coeur de le soutenir dans ses démarches pour s’établir en France», a-t-elle indiqué.
SOS Racisme estime que «Mamoudou Gassama nous rappelle utilement que les personnes en situation irrégulière sont des êtres humains, avec […] l’immense courage dont beaucoup ont fait preuve dans leur périlleux voyage vers l’Europe. Un courage qu’ils continuent souvent à manifester ici», avant de demander «au ministre de l’Intérieur de régulariser la situation de Monsieur Gassama, qui a su faire preuve d’un courage aussi rare qu’admirable», dans un communiqué publié dimanche.
Selon les premiers éléments de l’enquête, l’enfant s’est retrouvé seul sur le balcon en l’absence des parents à leur domicile. Peu après les faits, le père de l’enfant, né en 1981 et sans antécédent judiciaire, a été placé en garde à vue pour avoir laissé son enfant sans surveillance, a-t-on appris de source judiciaire. Il devait être déféré au tribunal de Paris dimanche dans la soirée en vue de poursuites judiciaires. L’enfant a été placé dans une structure d’accueil. Sa mère n’était pas à Paris au moment des faits.
AFP

une coiffure afro fait polémique sur un campus


 
 
Une étudiante congolaise a déclenché une polémique en se plaignant d’avoir été empêchée de rentrer sur un campus de Kinshasa en raison de sa coiffure naturelle style “Afro”, un des symboles de l’identité des femmes noires.
Depuis quelques années, des femmes congolaises tendent à abandonner les cheveux artificiels (extension, défrisage ou perruques) au profit de leur chevelure naturelle, dont l’activiste afro-américaine Angela Davis avait fait un symbole du “black power” dans les années 70 aux Etats-Unis.
A Kinshasa en 2018, c’est le cas de Charlotte, 26 ans, étudiante en économie à la très selecte Université catholique du Congo (UCC) : “A l’entrée du campus, les gardiens m’ont dit : on n’entre pas avec ce genre de coiffure ici”, a-t-elle déclaré à l’AFP.
Selon les règlements de l'Université, on n'a pas le droit de venir au cours sans se coiffer mais avec mes cheveux naturels, on a l'impression qu'ils ne sont pas bien peignés
“J’ai cherché à comprendre le pourquoi de cette interdiction. Pour eux, mes cheveux étaient en désordre et on m’a demandé de + bien les peigner +. J‘étais obligée de changer de coiffure. C’est pourquoi je me suis plainte sur ma page” Facebook, raconte-t-elle.
Son post avec ses cheveux touffus a été largement partagé sur le réseau social Twitter.
“Scandaleux ! (Il) faut faire quelque chose”, écrit sur son compte Jean-Mobert Senga, un militant congolais des droits de l’Homme.
L’UCC “ne s’oppose ni n’interdit les cheveux naturels africains” mais “exige que les cheveux soient peignés, c’est une exigence de propreté et de décence publique”, a expliqué le professeur Jean Onaotsho, le secrétaire général académique de cette institution, interrogé par l’AFP.
“Nous devons préserver les mœurs africaines dans cette société congolaise qui en a réellement besoin”, a-t-il répondu à l’AFP.
Université de renom en RDC, l’UCC est réputée être une institution élitiste.
“Selon les règlements de l’Université, on n’a pas le droit de venir au cours sans se coiffer mais avec mes cheveux naturels, on a l’impression qu’ils ne sont pas bien peignés”, selon Charlotte.
AFP

Ghana: Une célèbre actrice assume le "sexe contre loyer"


 
 Un vif débat agite le Ghana après les récents propos d'une actrice ghanéenne, estimant que les femmes avaient besoin des hommes pour "prendre soin" d'elles, dans ce pays d'Afrique de l'Ouest régulièrement secoué par des scandales de harcèlement sexuel.
L'actrice Moesha Boduong avait confié dans une interview à la chaîne américaine CNN avoir eu une relation sexuelle avec un homme marié pour pouvoir payer ses factures et son loyer. "Au Ghana, le (système) économique est tel que vous avez besoin de quelqu'un pour prendre soin de vous. Vous ne pouvez pas gagner suffisamment d'argent en tant que femme ici", affirmait-elle dans l'entretien diffusé samedi aux Etats-Unis.
Une phrase qui a déclenché la colère de nombreux Ghanéens sur les réseaux sociaux et de vives critiques de responsables politiques, estimant qu'elle "rabaissait" l'image des femmes dans leur pays. L'actrice a rapidement publié des excuses sur Twitter et affirmé que son expérience personnelle "ne reflétait pas ce qui se passe dans la plupart des foyers".
Mais le mal était fait. Moesha Boduong a touché une corde sensible dans ce pays conservateur où le harcèlement sexuel est un phénomène répandu mais tabou. Les scandales de "notes contre du sexe" dans les lycées et universités font régulièrement la une des journaux au Ghana comme dans d'autres pays de la région.
C'est le cas au Nigeria, où les allégations d'une étudiante, qui dit avoir enregistré une conversation avec un professeur de fac lui demandant de coucher avec elle en échange d'une bonne note à un examen, ont fait couler beaucoup d'encre récemment. "Les histoires de professeurs qui cherchent à satisfaire leurs pulsions sexuelle sans se préoccuper du traumatisme mental et émotionnel dont souffrent leurs victimes sont fréquentes", écrivait vendredi l'éditorialiste nigérian Monday Philips Ekpe, dans le quotidien ThisDay. "Certains de ces hommes sans scrupules qualifient les filles de +gibier+".
Au Ghana, une enquête a également été ouverte sur des cas de harcèlement sexuel dont auraient été victimes des lycéennes de la part du personnel de leur établissement dans la région d'Ashanti (centre).
Il est courant que "les professeurs harcèlent (leurs élèves) pour coucher avec elles et leur accorder ainsi des bonnes notes", a expliqué à l'AFP Maame Akua Awereba, une représentante de l'ONG Pepper Dem Ministries, qui milite pour l'égalité hommes-femmes.
"Regardez le système, c'est lui qui donne le pouvoir aux hommes tandis que les filles doivent faire ces choses pour gagner de l'argent afin de (payer) des choses aussi basiques qu'un loyer", a-t-elle ajouté.

- "Crime" -

Dilys Sillah, fondatrice d'une association engagée dans la prévention contre les abus sexuels à Londres et à Accra, déplore la protection dont bénéficient souvent les hommes avec un certain statut social, décourageant les victimes de les dénoncer.
"Quand ces gens-là commettent certains crimes, personne n'ose se lever et dire quoi que ce soit. Il y a même certaines situations où d'autres victimes peuvent être impliquées mais elles ne parleront pas", affirme-t-elle. Dans le cas du harcèlement sexuel à l'école, les jeunes filles sont d'ailleurs souvent considérées comme responsables de leurs actes. Début avril, deux soeurs ghanéennes ont été emprisonnées après avoir agressé physiquement un professeur qui leur avait proposé un "accord" pour "améliorer" leurs notes.
"Tant que nous n'aurons pas reconnu que l'exploitation sexuelle des enfants est réelle et que c'est un crime, nous continuerons d'accuser la victime", estime Mme Sillah. "Nous devons mettre la responsabilité sur l'adulte".
Sur les réseaux sociaux, beaucoup de Ghanéens estiment le moment venu de suivre l'exemple du mouvement #MeToo, lancé aux Etats-Unis par des femmes victimes d'abus ou de harcèlement sexuel, qui a connu ces derniers mois un succès foudroyant dans le monde entier.
Pour George Ossom-Batsa, professeur de religion à l'Université du Ghana, l'actrice Moesha Boduong a le mérite d'avoir été honnête, et d'avoir relancé le débat. "Au lieu de la condamner, on devrait saluer (ses propos) pour conscientiser la société sur ce qui se passe réellement sur le terrain", a-t-il déclaré. "C'est de cette manière seulement que les maux de la société pourront être combattus ou résolus".

Les dames entre deux âges affamées de sexe ciblent des enfants migrants en Suède


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Un documentaire de la Swedish Radio met en lumière le problème de la prostitution à Stockholm, où les «enfants des rues», pour la plupart d'origine étrangère, sont devenus une denrée convoitée chez les femmes entre deux âges. L'un des «enfants des rues» a qualifié cette tendance d’avantageuse, vu l'argent, la nourriture et le logement offerts.
À Stockholm, des femmes âgées se procurent des services sexuels auprès de jeunes migrants d'origine nord-africaine, a déclaré l'un des jeunes immigrants clandestins appelé Amin dans «Tendens», un court documentaire d'Abdelaziz Maaloum et d'Anders Ljungberg.
De son propre aveu, Amin a 17 ans et vient du Maroc. Avant de rejoindre la Suède en tant qu'immigrant clandestin, il avait vécu dans une vingtaine de pays différents, y compris en Islande et au Groenland.
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/ Braunschweiger Monogrammist
Selon le jeune homme, beaucoup de ses camarades vivant dans le centre de Stockholm ont commencé à vendre des prestations sexuelles à des femmes suédoises entre deux âges. La demande, poursuit-il, est actuellement très élevée.
«J'ai personnellement rencontré beaucoup de femmes entre deux âges — mères, veuves, femmes divorcées et mariées. Elles offrent de l'argent, un abri, une douche et de la nourriture en échange de prestations sexuelles. Si tu veux, tu les accompagne, sinon tu peux toujours dire non», se confie-il.
D'après le documentaire, la prostitution a lieu surtout le soir, lorsque le trafic de drogue et d'autres activités criminelles ont déjà touché à leur fin.
Un sondage réalisé en 2017 par l'agence matrimoniale VictoriaMilan montre que les femmes scandinaves ont sans doute la plus forte libido au monde, à un degré qui pourrait être considéré comme de la nymphomanie dans certains cas.